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À LA UNE
Location et travaux : prévenir les risques liés à l’amiante
11 juin 2026

Location et travaux : prévenir les risques liés à l’amiante

Vers un nouveau cadre pour mieux informer les locataires La présence d’amiante dans les logements anciens continue de susciter de nombreuses préoccupations. Alors que sa dangerosité pour la santé publique n’est plus à prouver, la réglementation autour de la location évolue progressivement. Un projet de décret est actuellement en discussion et pourrait instaurer, dès le 1er janvier 2027, un diagnostic amiante obligatoire lors d’une mise en location, marquant ainsi une étape importante dans la prévention des risques pour les locataires. Quels logements seraient concernés par ce futur diagnostic ? Selon les orientations du projet, seules les habitations dont le permis de construire a été délivré avant le 1er juillet 1997 seraient soumises à cette mesure. Les méthodes employées pour repérer l’amiante devraient s’inspirer de celles déjà appliquées lors de la vente d’un bien immobilier, assurant ainsi cohérence et fiabilité dans la détection de ce matériau dangereux. Les implications pour les propriétaires et les professionnels Inclusion d’un diagnostic amiante dans le Dossier de Diagnostic Technique (DDT) au moment de la location. Transmission d’informations détaillées aux futurs occupants sur la présence éventuelle d’amiante. Attention renforcée sur l’état des logements construits avant la date de référence. Préparation en amont du dossier en vue de chaque nouvelle mise en location. Un volet spécifique à la sensibilisation des risques lors de travaux ou de petits aménagements serait également ajouté, afin d’alerter locataires et intervenants sur les précautions à adopter dans le cas d’un logement comportant de l’amiante. Pourquoi renforcer la surveillance de l’amiante dans le parc locatif ? Exposer des personnes à l’amiante représente un risque grave, principalement lors d’interventions qui dégradent les matériaux contaminés et libèrent de fines particules dans l’air. Le futur cadre réglementaire ambitionne d’améliorer la transparence et d’éviter les situations à risque, en garantissant que propriétaires et locataires soient parfaitement informés avant toute occupation ou travaux. Se préparer à l’entrée en application de cette obligation Pour les propriétaires bailleurs et les professionnels de l’immobilier, il est crucial de suivre ces évolutions législatives et d’anticiper les futures exigences. Se mettre en conformité dès maintenant permet de sécuriser les transactions et d’assurer la protection des occupants. L’accompagnement par un expert dans le suivi de la réglementation peut faciliter la préparation et la réalisation du diagnostic, pour des locations réalisées en toute sérénité.

Pourquoi consulter Géorisques en 2026 avant toute transaction
25 mai 2026

Pourquoi consulter Géorisques en 2026 avant toute transaction

Une évolution majeure de la cartographie des sols argileux À partir du 1er juillet 2026, la France adoptera une nouvelle version de la cartographie du risque lié aux sols argileux, appelée retrait-gonflement des argiles. Cette mise à jour concerne aussi bien les propriétaires actuels que les futurs acquéreurs ou vendeurs immobiliers. L’objectif de cette nouvelle carte est de rendre compte de la réalité actuelle du territoire, notamment de l’impact du réchauffement climatique qui accentue la fréquence et la gravité des épisodes de sécheresse. Comprendre le phénomène de retrait-gonflement des argiles Les sols composés d’argile réagissent fortement à l’humidité : ils se dilatent lorsqu’ils absorbent de l’eau et se contractent lors des sécheresses. Cette alternance de phases peut entraîner des mouvements du sol, provoquant fissures et autres désordres sur les bâtiments qui y sont construits. Le phénomène s’installe progressivement, mais l’augmentation des périodes de sécheresse rend ses conséquences plus visibles et plus fréquentes. Une cartographie actualisée pour mieux protéger Grâce à l’amélioration des connaissances sur les sols et à l’augmentation constatée des sinistres, la nouvelle cartographie du RGA sera utilisée à partir de 2026 lors de toutes les transactions et constructions immobilières. Désormais, plus de la moitié du territoire français (environ 55 %) sera considérée comme exposée à un risque moyen ou élevé – contre 48 % auparavant. Consulter Géorisques : un réflexe essentiel en 2026 Que vous envisagiez d’acheter, de vendre ou de construire, il est indispensable de vous renseigner sur le niveau d’exposition de votre terrain ou de votre logement. Le site Géorisques ( https://www.georisques.gouv.fr/citoyen-recherche-map ) permet d’accéder facilement à la carte officielle et de vérifier la situation précise d’un bien. Quels impacts pour les projets immobiliers ? La présence d’argile n’est pas synonyme de danger immédiat mais elle implique la nécessité de prendre certaines précautions. Un terrain situé en zone à risque nécessite parfois une étude de sol avant d’édifier une construction ou des fondations adaptées. De nombreuses habitations ne subissent aucun dommage lorsque les mesures recommandées sont appliquées. L’identification du risque doit être prise en compte pour limiter les sinistres et préserver la valeur du bien. L’importance de l’information lors de la vente ou de la location Le retrait-gonflement des argiles fait partie des risques naturels recensés dans l’État des Risques et Pollutions (ERP), document obligatoire à remettre à tout acheteur ou locataire, dès la première visite. Ce rapport vise à informer et sécuriser toutes les parties lors d'une transaction immobilière, en rendant visibles les risques liés à l’environnement du bien. Anticiper pour mieux sécuriser son projet Consulter Géorisques avant tout achat ou vente s’imposera en 2026 afin d’intégrer pleinement ce critère dans l’évaluation de son projet immobilier. Cette précaution ne représente pas un frein mais un gage de transparence et de sérénité pour choisir, acheter ou construire en toute confiance.

Pourquoi les propriétaires sous-estiment l’eau chaude dans le DPE
24 avril 2026

Pourquoi les propriétaires sous-estiment l’eau chaude dans le DPE

Les différentes composantes analysées lors d’un DPE Le diagnostic de performance énergétique, plus connu sous l’abréviation DPE, ne se limite pas à examiner le mode de chauffage d’un logement lors de son évaluation. Il dresse un état des lieux complet en se basant sur cinq usages incontournables : le chauffage, la production d’eau chaude sanitaire, la climatisation éventuelle, l’éclairage, et les auxiliaires techniques. L’ensemble de ces paramètres permet d’établir une estimation globale de la consommation énergétique du logement. Le chauffage demeure sans surprise le poste le plus énergivore, notamment dans les bâtis anciens qui souffrent d’une isolation médiocre. Ce poste, influencé par l’efficacité du système de chauffage et la qualité de l’isolation (murs, toiture, fenêtres), pèse pour une large part dans la note finale. C’est souvent sur ce levier que se concentrent les opérations d’amélioration énergétique. La place de l’eau chaude sanitaire : un poste souvent négligé La production d’eau chaude occupe pourtant la seconde place dans la répartition des consommations énergétiques, mais son impact est fréquemment minimisé par les propriétaires. Le mode de production joue ici un rôle crucial : un chauffe-eau électrique traditionnel, très répandu, peut s’avérer particulièrement pénalisant pour la performance globale du logement, alors qu’un modèle thermodynamique offre un rendement bien supérieur. Cette composante a donc toute son importance dans le calcul du DPE et peut, à elle seule, faire descendre un logement dans une classe moins favorable. Refroidissement, éclairage et auxiliaires : un impact souvent discret mais réel L’usage de la climatisation ou d’une pompe à chaleur air/air est également considéré. Lorsque ces équipements sont présents, la méthode prend en compte la capacité du logement à rester frais en été, en fonction de paramètres comme la traversée des pièces, l’orientation, la présence de volets, ou encore la qualité de l’isolation sous les toits. Concernant l’éclairage, le calcul repose sur une estimation plus que sur le type précis d’ampoules, du fait de la fréquence à laquelle ces équipements peuvent être remplacés. Les auxiliaires, qui regroupent la ventilation mécanique contrôlée (VMC), les circulateurs de chauffage et les équipements automatiques de régulation, consomment également de l’énergie toute l’année, bien que leur rôle soit souvent sous-estimé. Dans certains logements équipés d’anciennes ventilations peu efficientes, ce poste peut considérablement alourdir la facture énergétique. Comprendre le calcul de la note finale du DPE Après agrégation des consommations de ces cinq catégories, deux étiquettes officielles sont délivrées : l’une indique la quantité d’énergie primaire consommée, l’autre mesure l’impact carbone à travers les rejets de CO₂. Seule la moins bonne de ces deux évaluations figure sur le DPE, ce qui peut réserver des surprises aux propriétaires. Ce système double entraîne des conséquences concrètes. Par exemple, un logement chauffé au gaz peut avoir une consommation raisonnable mais se voir pénalisé pour ses émissions de gaz à effet de serre, tandis qu’une habitation tout électrique pâtissait auparavant d’un coefficient de conversion énergétique défavorable. Toutefois, avec la mise à jour de ce coefficient début 2026, certains logements électriques peuvent améliorer leur classement énergétique sans nécessiter de nouveaux travaux. Des évolutions réglementaires qui changent la donne Depuis peu, les propriétaires utilisant exclusivement l’électricité comme énergie de chauffage peuvent obtenir une attestation de DPE recalculée grâce au nouveau coefficient, via le site de l’Ademe. Cela permet de faire évoluer la classe énergétique du logement et, dans certains cas, d’échapper à des restrictions de location, le tout sans intervention physique sur le bien immobilier. Il convient de rappeler que, dès janvier 2025, les logements classés G ne pourront plus être proposés à la location pour de nouveaux contrats ou renouvellements. L’interdiction s’étendra aux logements classés F à compter de 2028. Enfin, toute vente de maison individuelle appartenant aux classes inférieures (F, E ou G) impose désormais au vendeur de fournir un audit énergétique, en plus du DPE classique, pour éclairer l’acheteur sur les travaux à engager. La performance de la production d’eau chaude sanitaire reste donc souvent sous-évaluée par les propriétaires, alors même qu’elle peut faire basculer l’étiquette énergétique d’un logement. Comprendre la place de ce poste dans le DPE permet de cibler des améliorations parfois simples, mais décisives.

Distinguer analyse visuelle et analyse après prélèvement amiante
27 mars 2026

Distinguer analyse visuelle et analyse après prélèvement amiante

Comprendre les différentes approches de repérage de l’amiante La question de l’amiante dans le secteur du bâtiment demeure un enjeu majeur, tant pour la sécurité de la santé publique que pour la responsabilité des acteurs du marché immobilier. Deux techniques principales coexistent pour repérer l’amiante : l’analyse basée sur l’observation directe et l’examen en laboratoire après prélèvement. Chacune possède ses spécificités, ses avantages, mais aussi ses limites. L’analyse visuelle : une méthode préliminaire Le diagnostic visuel consiste à inspecter les matériaux ou produits susceptibles de contenir de l’amiante. Cette première approche repose sur l'expérience et le discernement de l’opérateur, qui s’appuie sur des listes réglementaires (notamment les listes A et B) pour orienter sa recherche, en fonction du type de matériaux rencontrés et de l’existence ou non de marquages ou documents attestant de leur composition. Matériaux de la liste A : ils nécessitent souvent, en l’absence d’informations certifiées, de dépasser la simple observation pour passer à des méthodes d’analyse plus objectives. Matériaux de la liste B : leur identification s’appuie plus largement sur la compétence professionnelle de l’opérateur, mais un examen plus approfondi est souvent préconisé. L’inconvénient majeur de l’analyse visuelle est le risque d’erreur d’interprétation, pouvant conduire à de fausses déclarations sur la présence d’amiante. Pourquoi privilégier l’analyse après prélèvement ? Seule l’analyse d’un prélèvement réalisé dans les règles de l’art apporte un résultat incontestable. Lorsque le doute subsiste ou en l’absence de preuve documentaire ou de marquage explicite, un échantillon du matériau doit être récupéré dans des conditions contrôlées, puis adressé à un laboratoire accrédité. Cette étape garantit une identification formelle de la fibre minérale, grâce à des techniques comme la microscopie. Le prélèvement permet de prévenir les risques d’exposition en limitant la dispersion de particules d’amiante durant la manipulation. Un laboratoire spécialisé saura déterminer la présence, ou non, d’amiante, mais également le type précis s’il y a lieu. Seul le test en laboratoire permet d’obtenir un rapport scientifique et juridiquement opposable. Documents et marquages : les alternatives encadrées Parfois, des documents officiels ou un marquage clair renseignent à eux seuls sur la composition du matériau. Ainsi : Un document signé et daté peut attester formellement de l’absence d’amiante. La mention “AT” indique la présence connue d’amiante, tandis que “NT” garantit son absence. À défaut de tels éléments, la réglementation rend le prélèvement obligatoire pour certains matériaux, particulièrement ceux figurant sur la liste A. Enjeux de sécurité et conséquences juridiques Faire l’impasse sur un prélèvement pertinent expose à des erreurs, pouvant engendrer des litiges sérieux. Par exemple, diverses études ont montré que plus d’un cinquième des matériaux diagnostiqués à l’œil nu comme contenant de l’amiante se sont révélés totalement exempts après analyse en laboratoire. Des décisions de justice récentes ont même conduit à la condamnation d’entreprises ayant engagé à tort des travaux de retrait d’amiante, suite à une mauvaise évaluation initiale. Conclusion : garantir la fiabilité du diagnostic amiante L’intervention d’un opérateur qualifié, respectant les protocoles de prélèvement et la réglementation, est essentielle pour éviter toute incertitude autour de la présence d’amiante dans un bâtiment. Le prélèvement en laboratoire reste la référence pour une identification fiable et pour la sécurité de tous, professionnels comme occupants. Négliger cette étape fait courir des risques non seulement pour la santé, mais également sur le plan légal et financier.